Discussion:BIOS

Une définition du Jargon Français.
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Utilité

En fait son principal intérêt est aujourd'hui de gérer l'amorçage.

Sitot alimenté le processeur s'autoteste puis JUMPe vers une adresse (spécifiée par le fondeur) où les concepteurs du micro placèrent la partie du BIOS abritant un code capable d'amorcer, donc de tester un peu le bastringue puis de chercher de l'amorçable (dans les temps classiques: une disquette ou une partition de HD, à présent Eth, USB et tout le tremblement), d'y charger un OS puis de lui laisser la machine.

Bref: sans BIOS le processeur n'aurait "pas d'instructions à exécuter lorsqu'il s'ébroue", ce qui réduirait considérablement le nombre de bugs mais, par voie de conséquence, menacerait certains aspects piquants de la micro.

Par ailleurs le code chargé des IO abrité dans le BIOS est "simple donc limité", pour des tonnes de raisons (doit être concis, sans erreurs et capable de détecter des pannes => on ne fait pas de cabrioles). Il abrite par exemple de longues "sections critiques" ('atomiques', non interruptibles: lorsque la fonction a commencé elle ne peut laisser la main à une autre, donc pédale avec toutes exceptions "masquées" (ignorées), la "machine ne fait que cela" par exemple parce que la gestion des timers est très simplifiée) et n'est pas en tous points réentrant, entre autres parce qu'il mobilise des variables globales (pas de nouvel appel à une fonction en cours de traitement, sémaphores... encore une raison pour laquelle ce code ne "fait jamais qu'une seule chose à la fois" (en fait c'est un peu faux, surtout maintenant, mais bon c'est l'idée)), donc servirait très mal un OS (surtout animant un CPU rapide) car constituerait un goulet (façon "on ne peut simultanément lancer une commande au disque ET à l'interface réseau", bref: tout ramerait). Les OS contemporains (Linux en tête) n'emploient donc plus le BIOS et causent directement aux circuits afin de les exploiter au mieux... et d'en contourner les bugs (jetons un voile pudique).

Dans le passé les capacités des circuits ('contrôleur' disque, réseau, vidéo...) étaient limitées donc ils ne savaient pas faire grand chose sans l'aide du CPU, mais leur "intelligence" (autonomie) augmente sans cesse donc le dialogue avec le BIOS puis avec l'OS s'en trouve simplifié ("BIOS: y'à quelqu'un?", "interface vidéo: ouais, et je sais tout faire, je n'ai pas besoin de toi, tu me dis juste ce que tu veux obtenir et je me charge du reste" Natmaka 13 janvier 2007 à 00:12 (CET)