Jargonf:À propos

Une définition du Jargon Français.
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Présentation générale

L'idéal du progrès est remplacé par l'idéal de l'innovation : il ne s'agit pas que ce soit mieux, il s'agit seulement que ce soit nouveau, même si c'est pire qu'avant et cela de toute évidence. H. de Montherlant.

Ce site est la suite de mes aventures dans le domaine de la lexicographie. Veuillez avoir l'obligeance de bien vouloir excuser les fautes, les erreurs et les imprécisions, qui seront certainement toujours très nombreuses dans une entreprise pareille. Évitez donc de considérer mon dictionnaire comme une référence !

La première version, en 1995, était exclusivement sous Word 6 de Microsoft mais cela avait pour effet d'empêcher pas mal de monde d'en profiter, de plus, l'affaire devenait ingérable du fait de la mauvaise qualité de ce logiciel. C'est pourquoi j'ai décidé de le reformater et de changer complètement sa structure pour (essayer de) le conformer aux standards du Web. J'utilise un fichier texte en guise de base de données, et un simple éditeur de texte (Emacs). Tout cela est ensuite trituré avec du Perl pour obtenir du HTML.

D'un point de vue légal ma politique vis-à-vis du Jargon Français est simple : librement utilisable et copiable et bidouillable par tout un chacun... Mais faites gaffe quand même : je cite du monde, ne jouez pas la transitivité sur les droits d'auteurs ! D'un point de vue technique, la license officielle sous laquelle le Jargonf est distribué est la GFDL, et les Notes juridiques vous en diront bien plus sur le sujet.

Ce document a été inspiré à l'origine par le Jargon File maintenu par ESR, qui peut être trouvé sur Internet tout à fait librement, mais dont le vocabulaire en anglais et très spécialisé n'est que de peu d'intérêt en général pour le programmeur ou le simple fan d'informatique français. Et puis de toute façon, j'ai complètement dérivé vers un dictionnaire général de l'informatique, au-delà du jargon des hackers.

À l'origine (automne 94), ce dictionnaire n'était qu'un petit lexique personnel, puis j'ai remarqué que je ne trouvais jamais ce que je cherchais dans les dictionnaires d'informatique existants (en tout cas ceux que j'ai pu consulter) : soit ils avaient une méthodologie peu stricte, et se contentaient d'une suite de définitions floues pour une liste de mots très incomplète, soit ils ne s'intéressaient définitivement pas aux produits du marché (or, comment parler d'électro-ménager sans mentionner « Frigidaire » ?). J'avais aussi des propositions définitives, qui oubliaient des termes comme jumper, QWERTY ou Web, while, wizard... Et puis j'avais affaire à des documents anciens : qui se soucie maintenant du vocabulaire dédié aux cartes perforées ? (vocabulaire que l'on pouvait trouver encore dans certains dicos vendus à la fin des années 1990 !).

J'ai de plus remarqué que pas mal de gens étaient complètement perdus face à l'informatique, essentiellement à cause de tous les sigles, acronymes et abréviations utilisés sans arrêt. Je me suis donc dit que même si mon dictionnaire pouvait être rempli de fautes en tous genres (franchement, il y a des domaines que je ne maîtrise pas du tout), il devrait pouvoir se rendre utile à quelques-uns.

Le Jargon Français n'est toutefois en rien une référence, il explicite simplement les mots et les nombreux sigles en usage actuellement, dans le domaine de l'informatique, et que l'on peut rencontrer au détour d'une page, sur le Web ou dans un magazine.

Exemple extrait du pavé de Guy Pujolle sur les réseaux : « Au noeud d'origine, le niveau liaison reçoit la DTE-SDU et l'encapsule dans la trame de l'interface DXI (DXI-PDU). Le DCE désencapsule et récupère les valeurs DFA et CLP. Le DCE encapsule la DTE-SDU7 dans l'AAL type 5 CPCS-PDU et segmente la PDU obtenue en 48 octets de l'AAL type 5 SAR-SDU. Enfin, le DCE fait une correspondance entre la valeur DFA et la valeur du VPI/VCI de chaque cellule ».

D'autre part, j'ai distribué les mots dans des listes thématiques. Il est évident que cette distribution est purement arbitraire, et n'a absolument aucune valeur taxinomique universelle ! C'est simplement, de mon point de vue, une façon un peu plus pratique de présenter l'information qu'une liste interminable de mots, où chaque article est coincé entre deux autres qui n'ont aucun rapport, ni entre eux, ni avec le premier.

Inutile donc de m'abreuver d'insultes pour me faire comprendre que tel mot aurait dû être placé dans tel thème et pas dans tel autre... (d'autant qu'on peut mettre un terme dans plusieurs thème si on veut). Mon objectif est de permettre un maximum de « hits » lors d'une recherche d'un mot inconnu, tout en autorisant des lectures-balades intéressantes.

Ce dictionnaire n'est pas non plus une encyclopédie, il ne répond pas toujours à la question « Comment » (... ça marche ?... ça s'utilise ?), mais il répond à la question « Quoi » (... donc que ça fait-y ? À quoi ça sert-y donc ?, Qu'est-ce que c'est quoi donc ?), et parfois à la question « Pourquoi ? ».

On trouvera donc dans ce document du vocabulaire provenant de la bidouille, des démos, de l'électronique, de l'informatique professionnelle, des jeux, de la micro, des réseaux (informatiques), du traitement du son et des images (de synthèse ou pas). On ne trouvera pas dans ce document le vocabulaire de l'enseignement du macramé en centre de gériatrie, de la culture sur brûlis des hauts plateaux aux Maldives, ni de l'élevage des bigorneaux sur les bords du lac Léman.

Wikification

Le corpus contient beaucoup de « moi, je » et de références à un certain « Roland Trique », car durant une douzaine d'années, il a surtout été l'œuvre de cet étrange contributeur. Ces mentions sont évidemment amenées à disparaître au fur et à mesure que le dictionnaire deviendra véritablement le résultat d'un travail collectif !

Historique

Voir la page dédiée à l'histoire du site.

Notes diverses

La mention « (Jargon File x.y.z) » indique une citation du célèbre Jargon cité plus haut, adapté et traduit rapidement et parfois approximativement par moi-même (en faisant toutefois attention au sens, mais en abrégeant aussi un peu). Certaines définitions, souvent en grande partie modifiées (certaines étaient partiellement fausses), simplifiées ou adaptées (y'en a qui ont vraiment le don pour sodomiser les diptères), sont issues de divers magazines de la presse spécialisée ou même du Petit Larousse, et des ouvrages cités dans la bibliographie en fin de document. D'une manière générale, j'ai cité tout le monde, en indiquant parfois par la mention « d'après... » que je m'étais seulement inspiré du travail d'un autre. Naturellement, certains ne seront pas contents, car il est difficile d'attribuer à César ce qui revient à lui-même, mais dans tous les cas, discutez avant de brailler!

Note : Désolé pour les nombreux anglicismes, mais vraiment, parfois, y'a pas moyen... En général, les entrées vous renverront vers des versions françaises que je recommande (il est en effet un peu « lourd » de dire « kompioutaire » à la place d'ordinateur) ou qui sont équivalentes (e.g. bug et bogue). Mais de toute façon, tant que la majeure partie des logiciels, des matériels et des innovations techniques seront d'origine américaine, on n'y coupera pas...

Note 2 (le retour) : Dans la plupart des cas, les équivalents en français des mots anglais sont indiqués dans des définitions à entrée multiple. Les termes sont indiqués par ordre décroissant de fréquence d'utilisation (à vue de nez par ma fenêtre). Les versions françaises sont souvent celles imposées officiellement (Voir Toubonnais), mais pas forcément celles utilisées réellement.

Note 3 (le cauchemar continue) : Bien que souvent présents dans le corpus, les mots les plus courants du domaine de l'informatique ne sont pas toujours des liens hypertextes (il faut bien en limiter le nombre, quand même).

Note 4 (il est encore là) : Toutes les appréciations de valeur ne concernent que moi, personnellement, je (même si elles sont sûrement largement partagées, à ce que je vois), et sont parfois accompagnées de la mention « NDLA » (Note de l'auteur). Une attention toute particulière a été portée sur l'humour du lecteur, qui sera certainement parfois mis à rude épreuve. N'oubliez pas non plus cette nuance rhétorique subtile et profonde qu'on appelle « ironie ».

Note 5 (le retour de la vengeance de la peur de la mort) : Il y a beaucoup de termes concernant les réseaux dans ce dico, c'est parce que les domaines en pleine croissance produisent leur propre vocabulaire, que quasiment personne ne connaît, du moins au début, d'autant plus qu'il est difficile de sélectionner les techniques d'avenir et celles qui auront disparu la semaine prochaine...

Note 6 (souvenirs du Viêt-nam) : Ce dictionnaire n'est pas un dictionnaire anglais-français de l'informatique, c'est uniquement un lexique des termes utilisés en France (et encore, on pourrait préciser en Bretagne) en informatique, c'est pourquoi j'ai ajouté un genre aux noms d'origine anglo-saxonne (à partir de la traduction mot à mot).

Note 7 (Le Justicier solitaire) : Certaines parties des définitions ne sont là qu'à titre indicatif (Je me suis mis récemment à les indiquer avec un petit picto : Att.png It's FYI.

Note 8 (ça commence à devenir ridicule, autant de notes) : Les entrées contenant le terme « tm. » sont des noms de produits et/ou de marques (trade mark), de sorte qu'il faut peut-être les manipuler avec précautions (ce que je me suis empressé de ne pas faire), bien que ces noms soient parfois devenus aussi courant que « Frigidaire ».

Note 10 : Il y a peu d'illustrations. C'est parce que c'est difficile quand on dessine comme un... Euh... Enfin bon, quand on sait pas.

Note 11 : La casse (voir BiCaPiTaLiSaTiOn) m'a souvent permis d'indiquer les lettres composant un sigle, ainsi, « DAEMON » est expliqué par « Disk And Execution MONitor » (qui d'ailleurs n'a pas ce sigle pour origine. Voyez la page démon...).

Note 12 : Les mots ont été classés de façon tout à fait arbitraire, mais quand même en tenant compte de leur fréquence et de l'ordre alphabétique. Les sens principaux ont eu droit à une entrée à part entière, comme barre d'outils, les sens et expressions mineurs ont été parfois inclus dans les définitions principales.

Quelques mots au sujet des hyperliens : je ne me suis pas privé d'en mettre absolument partout, c'est tellement pratique d'avoir la définition d'un mot qu'on ne connaît pas au bout de la souris ;-). Il est tout à fait normal que le 's' de la fin d'un mot « hyperlié » au pluriel ne fasse pas partie du lien hypertexte (c'est pour simplifier mon programme de gestion du jargon et pour qu'il aille plus vite).

Les différents sens radicalement différents d'un même mot sont séparés par des chiffres (Voir C), sauf si les sens sont identiques (Voir immuable).

Pour trouver des explications sur la négation d'un terme, il vaut mieux chercher le terme lui-même. Ainsi, « non transparent » sera expliqué par la définition de « transparent ».

Sinon, à part ça, les seules autres conditions d'utilisation sont la libre disposition d'un cerveau dressé à lire du texte écrit en alphabet latin, et en langue à peu près française (métropolitaine).

Enfin, rappelez-vous que l'informatique évolue si rapidement, qu'une donnée considérée comme extraordinaire un jour, sera complètement dépassée la semaine d'après... Je prends donc mesprécautions en datant toutes les définitions. Merci d'y faire attention (et merci aussi de m'indiquer les définitions oubliées qui n'ont plus de sens depuis des années...).

Abréviations

Ceci est une liste des abréviations ayant été utilisées dans les articles du Jargon. Elles ont été dépliées, mais certaines subsistent peut-être...

Abréviation Version longue Abréviation Version longue
abrév. ABRÉViation cde. commande
conj. conjonction ext. extension de fichier
f. féminin hist. article à caractère historique
interj. interjection lang. langage de programmation
loc. locution m. masculin
n. nom np. nom propre
péj. péjoratif pl. pluriel
pop. populaire pp. participe passé
sg. sigle syn. synonyme
tm. marque déposée um. unité de mesure
vi. verbe intransitif vp. verbe pronominal
vt. verbe transitif

Note juridique

Voir la page dédiée à cette question.

Remerciements

Merci à tous les (re)lecteurs plus ou moins attentifs, qui n'ont jamais manqué d'encouragements (après tout, dire « ouais, c'est bien... », ça ne coûte rien, non ?). Je dois surtout citer Luc Loizeau, mon binôme à l'IUT de Nantes, pour sa participation aux toutes premières versions, ainsi que Frédéric de Solliers, pour ses innombrables conseils, et Nat Makarévitch, pour l'hébergement en plus des relectures !

Merci aussi à EDF sans qui tout ceci n'aurait pas été possible (surtout pour l'éclairage des longues nuits de travail, mais je ne suis pas sponsorisé !).

Et merci enfin à Astral Projection, Aurora Borealis, Hallucinogen, Jam & Spoon, Laurent Garnier, Etnica, Terra Ferma, Sven Vath, Total Eclipse, Union Jack, et bien d'autres, pour leur support musical (Voir techno).

Dans tous les cas, si vous avez des remarques à faire, si vous notez des erreurs ou des imprécisions (elles doivent être encore très nombreuses), si vous découvrez un ou des mot(s) que j'aurais oublié(s), si vous connaissez quelque chose que je ne connaîtrais pas et qui mériterait d'entrer dans ce document, ou si vous n'êtes pas du tout content de ce que j'ai dit et que vous avez envie de me massacrer (intellectuellement s'entend), envoyez vos commentaires et vos droits de réponse à : Roland Trique.

Quelques infos sur moi, Roland Trique.

Épissivouvoulé m'envoyer des ronds, j'ai rien contre, mais je me fais pas d'illusions... (Pour ceux qui n'auraient pas compris, « ronds » se dit aussi : argent, blé, flouze, fraîche, monnaie, oseille, pépettes, thune, brouzoufs... Et pour ceux qui voudraient vraiment me remercier de ma contribution généreuse à leur culture générale sans taper dans leurs économies, ils m'enverront tout ce qu'ils veulent (cartes postales, choco BN, boîte de cassoulet, enclumes... Du moment que ce n'est pas trop périssable et que cela ne nuit pas à la santé. D'ailleurs pour les deux derniers exemples...)).