fork
1. nom propre→. [Unix]. Primitive par laquelle un processus en crée un autre. C'est l'une des clés de voûte du système Unix.
Une manière de planter certains systèmes Unix est de le faire forker comme ci-après exprimé en C):
for(;;) fork();
Cela s'appelle une « fork bomb » et l'administrateur système peut facilement l'interdire, d'autant que le nombre maximal de processus simultanément actifs pour un compte utilisateur donné est le plus souvent limité et, même sans protection de ce genre, les noyaux contemporains thrashent mais ne crashent pas.
Verbe associé : forker.
2. nom→ masculin→. [programmation]. Branche de développement d'un projet non menée par les tenants du tronc (le projet principal).
Dans le domaine du logiciel libre, où il est possible d'avoir non seulement le code source d'un programme mais aussi la permission de le modifier, il arrive qu'on ait besoin de fonctions que les développeurs originels ne veulent pas intégrer à leur projet, même sous forme de contribution. On « fourche » alors, parfois, créant une deuxième version indépendante du logiciel (mais il vaut mieux le faire en connaissance de cause et pour de bonnes raisons).
Verbes associés : forker ou, mieux, fourcher.