gain intersticiel

Une définition du Jargon Français.
Aller à : Navigation, rechercher

locution nominale, masculin.  [architecture]. Désigne ce que l'on obtient en parvenant à employer utilement une ressource (un composant tel qu'un processeur ou circuit de mémoire vive, un périphérique, une machine, une infrastructure...) qui, sinon, serait (à coût quasi égal) restée inutilisée.

L'interstice est ici toute période durant laquelle la puissance d'un composant est utilement mobilisée alors qu'elle serait sinon perdue.

Toute période d'inactivité d'un serveur, par exemple, est coûteuse puisque la machine est alors inutile sans pour autant coûter beaucoup moins cher puisqu'il faut l'amortir et que l'inactivité n'augmente guère sa longévité. Un serveur installé en France peut ainsi être employé par des Australiens durant la nuit en France (les Australiens sont alors au travail, tandis que les Français dorment).

C'est également pertinent en période de charge légère ou moyenne car un serveur est d'ordinaire dimensionné en fonction de la puissance nécessaire durant ses périodes de charge maximale, ce qui le rend trop puissant durant le reste du temps. Un gain intersticiel est réalisé en l'employant également, lorsqu'il n'est pas saturé, pour une autre mission.

Cela vaut surtout pour les processeurs, à cause de limites physiques, mais est possible à toute échelle et pour des systèmes de toutes natures, donc pour des datacenters comme pour des cœurs. L'amélioration globalement de plus en plus lente du rendement (puissance utile / coût total) des nouveaux équipements aiguise la quête de gains intersticiels.

C'est en pratique assuré, à divers niveaux, par temps partagé, Turbo Boost, Hyper-Threading, commutation, pipeline, virtualisation, nuage, AOT...

Cela relève de la parallélisation et est facilité par l'élasticité (sens 2).